Le Librettiste | Le Compositeur | L’Équipe artistique | Le jury et les conseillers
Né en 1959 à Dadouar au Tchad, Koulsy Lamko quitte son pays en proie à la guerre civile en 1983. Après des études de Lettres et d'Art au Burkina Faso, il enseigne dans ce pays pendant trois ans avant de travailler à l'Institut des Peuples Noirs. En 1994, il crée à Ouagadougou Kaléido Culture, une agence d'animation culturelle de projets. Il contribue à la promotion du théâtre au Burkina et est l'un des fondateurs du Festival international du Théâtre. En 1998, il participe à « Rwanda, écrire par devoir de mémoire » et réside dans ce pays jusqu'en 2002 où il dirige le Centre Universitaire des Arts. Il enseigne également la littérature et les arts dramatiques à l'Université du Rwanda. Il achève un doctorat sur « Les nouvelles esthétiques théâtrales en Afrique noire francophone » Auteurs de pièces de théâtre, de poèmes, de nouvelles, de contes et de scénarios, il est aussi entrepreneur culturel, metteur en scène et comédien. Ses nouvelles et ses pièces de théâtre publiées et jouées en Afrique, en Europe et au Canada ont reçu de nombreux prix. Il est l’un des rares auteurs sinon le seul à s’attaquer à des sujets d’actualité souvent brûlants telle que la vie de Sankara. Actuellement, il se partage entre l’Afrique, l’Europe et le Mexique où il enseigne. Lisez l' Article sur L'Opera du Sahel par Koulsy Lamko pour le magazine Nukta Art
Chanteur, compositeur et pluri-instrumentaliste, Zé Manel (1951) est le musicien contemporain le plus connu et le plus influent de Guinée-Bissau en Afrique occidentale. Jouant de la guitare acoustique et de plusieurs instruments de percussion dès l’âge de sept ans, Zé devient très vite la vedette du groupe Super Mama Djombo qui a joué un rôle déterminant dans la lutte pour l’indépendance de cette ancienne colonie portugaise dans les années 70. En 1982, Zé sort son premier album solo Tustumunhos di Aonti (Témoignage d’hier) qui sonne l’alarme et met en garde contre la formation d’un nouveau pouvoir répressif en Guinée-Bissau. Cet album est un véritable événement national (aujourd’hui encore, les Bissau-Guinéens continuent de chanter les titres de cet album mélancolique, très significatif) mais la situation politique est agitée et les fans de Manel craignent pour sa sécurité.
Manel fuit sa patrie. Cet exil volontaire le conduit au Portugal, en France et pour finir, aux États-Unis.
Son premier album américain, Maron di mar, édité chez Cobiana Records en 2001, est tout de suite un succès. Les critiques des médias européennes et américaines sont élogieuses et il est nominé pour le meilleur album aux African Kora Music Awards en Afrique du Sud ainsi que pour le meilleur album de musique du monde aux Just Plain Folks Music Awards aux États-Unis.
Wasis Diop (1947) fait partie des artistes africains les plus recherchés et admirés sur la scène musicale internationale. En 1981, Wasis Diop travaille en duo avec une chanteuse franco-malgache, Marie-France Anglade. Leur collaboration donne l'album MFA Kera. Entre 82 et 84, il fait de fréquents allers-retours à Londres où il rencontre le producteur de la chanteuse Sade, Robin Millar. Il sort alors un 45 tours sur le label WEA.
Son premier album sort en 1992. C’est en fait une musique de film, mais si personnelle qu’elle est considérée comme un album solo. De plus, le réalisateur du film, Hyènes, n'est autre que le propre frère de Wasis, Djibril Diop Mambety. Les deux frères sont très proches et cet album est le résultat d'une symbiose autant artistique que fraternelle. On y trouve le talent délicat de Wasis Diop et son sens de la synthèse des cultures. Flamenco ou cornemuses celtiques trouvent leur place tout naturellement sur ce disque auprès de la kora traditionnelle et des sonorités gutturales de la langue wolof dont la voix grave de l'artiste se fait l'écho. Ce travail est célébré par la critique et permet à Wasis Diop d’accéder à une certaine notoriété publique.
Son succès se confirme avec la sortie d’un second album No Sant (Quel est mon nom?). On y retrouve les influences celtiques de Hyènes. Quant aux invités, on croise le Congolais (ex-Zaïrois) Lokua Kanza et la jeune chanteuse ghanéenne francophone, Lena Fiagbe, qui accompagne Wasis sur les titres African Dream et No Sant. Ce dernier titre rencontre d'ailleurs un succès certain sur la scène internationale.
Désormais considéré comme un des principaux noms de la scène africaine internationale, Wasis Diop sort son troisième album à l'automne 98. Intitulé Toxu, cet album a un son très synthétique dû à la production du Béninois Wally Badarou. Le ton est très occidental et on est assez loin de Hyènes en dépit de la présence du duo malien, Amadou et Mariam. Après Lena Fiagbe, c’est l’Américaine Beth Hirsch qui partage un duo avec le Sénégalais. Enfin, Wasis se paie même la présence de l'ex-Talking Heads, David Byrne pour une reprise de Once in a lifetime.
Le théâtre est une vocation à laquelle Jean-Pierre Leurs (1942) s’adonne bien avant la fin de ses études secondaires. Alors qu’il fréquente encore le Conservatoire National de Dakar, il a déjà plusieurs mises en scène à son actif et il dirige une troupe de théâtre, de musique et de danse. Il entre au Théâtre Daniel Sorano comme comédien où, après quelques années, il devient à la fois metteur en scène, directeur de la Troupe Nationale Dramatique, directeur de l’Ensemble du Ballet National et chargé de production.
Jean-Pierre Leurs ne limite pas son champ d’action au théâtre ou à la danse de scène. Il développe des Sons et Lumières, grandes fresques théâtrales ou musicales dans les sites hors les murs des théâtres.
Danseuse, chorégraphe sénégalaise et française, Germaine Acogny (1944) fonde son premier studio de danse africaine à Dakar en 1968. Entre 1977 et 1982, elle dirige MUDRA Afrique, créé par Maurice Béjart et le président L.S. Senghor à Dakar. En 1980, elle écrit le livre Danse Africaine publié en 3 langues.
Danseuse et chorégraphe, Germaine Acogny enseigne dans le monde entier et devient ainsi un véritable émissaire de la danse et de la culture africaine. Avec son mari Helmut Vogt, elle fonde en 1985 à Toulouse le Studio-École-Ballet-Théâtre du 3e Monde. Après s'être absentée de la scène durant 4 ans, Germaine Acogny fait en 1987 un come-back couronné de succès en tant que danseuse et chorégraphe en travaillant pour un clip avec le chanteur Peter Gabriel, et en créant son premier solo Sahel.
En 1995, elle décide de retourner au Sénégal et de construire le Centre International de Danses Traditionnelles et Contemporaines d'Afrique, lieu d'échange entre danseurs africains et danseurs du monde entier, et lieu de formation pour les danseurs de toute l'Afrique, afin de les mener vers une danse africaine contemporaine. Cette école appelée L’École des Sables, se trouve à Toubab Dialaw au Sénégal.
En 1997, elle est nommée directrice artistique de la section Danse d'Afrique et Création à Paris et des Rencontres Chorégraphiques de Danse Africaine Contemporaine, fonction qu'elle assume jusqu'en septembre 2000. Germaine Acogny est Chevalier de l'Ordre du Mérite et Officier des Arts et des Lettres de la République Française et Chevalier de l'Ordre National du Lion du Sénégal.
Togolaise, Flora Théfaine débarque en France, un jour d’Avril 1969, emportant avec elle la musique et la danse de son pays. Flora Théfaine s’inspire des traditions ethniques de son pays pour concevoir des chorégraphies contemporaines dont l’originalité est de mettre en scène essentiellement des européens en intégrant leurs racines à sa propre démarche de métissage. Les chorégraphies de Flora Théfaine ne font pas se côtoyer les influences multiples, elle les manie, les fait fusionner… là où les couleurs ont une frontière invisible. Et dans sa quête chorégraphique, c’est le geste porteur de signes qui est mis en scène, le geste universel qui va de la terre au ciel.
Oumou Sy (1951) est née à Podor au Sénégal. Elle n’est jamais allée à l’école. Enfant, elle aimait toucher les étoffes et s’amusait toujours avec ce matériau, le manipulant sous toutes les formes qui lui venait à l’esprit. Par la suite, elle a développé le goût d’attacher, de broder et de coudre les pièces ensemble pour en faire des œuvres d’art. Elle a continué à développer ses talents et s’est mise à créer des vêtements. Elle est aujourd’hui à la tête d’une entreprise de mode des plus florissantes. Ses collections sont présentées dans des défilés de mode internationaux en Europe, en Asie, en Afrique et aux États-Unis. En 1998, elle a reçu le Prix Prince Claus. Parallèlement à ses créations de haute-couture, Oumou Sy se dépense beaucoup dans les programmes de développement au Sénégal. Elle a fondé les ateliers Leydi, une école de mode qui propose des formations dans divers secteurs de production et de stylisme. Elle a également créé Macsy, une école de mannequins et initié le Simod, semaine internationale de la mode à Dakar ainsi que le Carnaval de Dakar. Enfin, elle a mis sur pied Metissacana en collaboration avec Michel Mavros. En tant que directeur de Metissacana, Michel Mavros coordonne la production de l’Opéra du Sahel.
Le professeur Kwabena Nketia, lauréat du prix Prince Claus et directeur du Centre International de Musique et de Danse Africaines à Accra (Ghana), est le président du jury
Ama Ata Aidoo, écrivaine, Accra (Ghana)
Ray Lema, musicien et compositeur, République démocratique du Congo/New York (États-Unis)
Robert Wilson, réalisateur de théâtre, New York (Etats-Unis)
Pierrre Audi, directeur artistique de la Nederlandse Opera Stichting, Amsterdam (Pays-Bas)
Conseiller spécial du jury : Achille Mbembe, professeur d’histoire à la Witts University, Johannesburg (Afrique du Sud)
• Damien Pwono, ethnomusicologue, ancien conseiller stratégique à la Fondation Ford, Congo/Dubaï
• Martijn Sanders, directeur du Concertgebouw, Pays-Bas
• Mel Cooper, coordinateur de la Fondation Genesis , Royaume-Uni
• Achille Mbembe, professeur d’histoire, Witts University, Afrique du Sud
• Peter Geschiere, anthropologue culturel, Université d’Amsterdam, membre du Comité de direction de la Fondation Prince Claus, Pays-Bas
• Pedro Pimenta, producteur de films, Mozambique/Afrique du Sud
• Aminata Traoré, directrice d’entreprises culturelles, ancienne ministre de la Culture, Mali
• Cheick Oumar Sissoko, réalisateur de films et ministre de la Culture, Mali
• Stan Rijven, journaliste spécialisé dans la musique pour le quotidien Trouw, Pays-Bas
• Baaba Maal, compositeur et musicien, Sénégal
• Salif Keita, musicien et chanteur, Mali
• Franz Patay, International Music Centre, Autriche
• Robert Loder, directeur du Triangle Arts Trust et organisateur d’Africa 1995, Royaume-Uni
• Huib Haringhuizen, ethnomusicologue et consultant en musique, Pays-Bas
• John Collins, musicologue, Ghana
• Charles Eason, African and Diaspora Music Organisation, Royaume-Uni
• Michiel Borstlap, musicien, Pays-Bas
• Samuel Sibidé, directeur Musée National du Mali
• Massamou Welle Dialow, directeur de l’Académie de la Musique Bamako, Mali
Durant cette phase, la Fondation Prince Claus a reçu l’assistance d’un comité consultatif qui a supervisé le concept et les méthodes de travail. Ce comité était composé de :
Pierre Audi, directeur de la Nederlandse Opera Stichting, Pays-Bas
Martijn Sanders, directeur du Concertgebouw, Pays-Bas
Morris Tabaksblat, président de Reed Elsevier et trésorier du conseil d’administration de la Fondation Prince Claus, Pays-Bas